DESIGN PAUSE
LES CHRONIQUES À L’EMPORTE-PIÈCE

DESIGN 01, 02, 03 Le 04 est pour bientôt, mais en attendant je vais acter ce petit exercice d’écriture, qui je l’avoue m’amuse beaucoup et m’ouvre les yeux sur des terrains de conception encore inexplorés. Je souhaite vous présenter cette démarche, vous faire une sorte de retour d’expérience. Ça parle de beauté, de surprise, d’échange, de partage, de relation, de dialectique, des cons… et de design. De nombreuses questions sont en attente et à venir. J’ai plusieurs idées et pistes de réflexions en suspens, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle !

Ce format est loin d’être défini. Il se construit empiriquement, d’où ce présent texte qui je pense m’aide à dessiner cet environnement de travail.

C’est presque un carnet ! Quelque chose que j’ai souvent sur moi, un truc sur lequel je peux écrire sans me brider à certaines normes d’écriture. Pour le moment, j’écris encore entre les marges du format rectangulaire de la feuille blanche, mais rien ne m’interdit d’en sortir. J’ai produit beaucoup de carnets de croquis et j’ai souvent agit sur le format et le matériau même du carnet. Je dessine, je peins, je colore, j’attache, je découpe, je colle, je plie, je griffonne, je déchire, je froisse, je gaufre, etc …

« C’est un presque un carnet ! » Et j’insiste une nouvelle fois sur le « presque » parce que je ne me suis pas vraiment encore penché sur l’objet en tant que telle. Pour le moment, j’écris sur mon ordinateur, sur un logiciel de traitement de texte. Une fois satisfait, j’enregistre sur mon ordinateur, dans un seul et même fichier. Ensuite, je lis mon texte à mon entourage, je prends en note les remarques, je discute avec eux sur les risques et leviers. Et puis je le poste sur mon site internet.

Je me suis affranchi de certaines règles, ou du moins j’en fais usage comme bon me semble. Lorsque je veux citer, mettre une note de bas de page, inventer des dialogues, détailler ou enrichir telle ou telle réflexion, j’ai le choix. Ces écrits sont en quelques sortes des brouillons, des bouts de papiers produits spontanément. Certaines taches ont été effectuées immédiatement dans l’acte d’écriture, certaines ont été reportées à plus tard et d’autres jetées à la corbeille. Disons que ma vitesse de frappe sur le clavier ne suit pas forcément le cours de ma réflexion… et c’est pas grave.

Je n’ai rien d’autre à rajouter en soi. Je vais poursuivre cette activité, même si pour tout vous avouer je me retrouve de temps en temps sans la petite flamme créative qui anime mes réflexions… Et pourtant, même si je concentre toute ma motivation dans ma volonté d’écrire un texte plutôt riche en idées, et bien des fois rien ne vient. En même temps, je me dis que c’est normal, j’écris souvent ces textes par spontanéité. Le fait de me forcer à écrire quotidiennement ou de m’accorder des moments de réflexion dans mon agenda ne me convient pas vraiment pour le moment, disons simplement qu’un temps viendra où je saurai faire. Parce que je suis assez persuadé de la force du régulier, de la discipline, du « Bon là, il est 10h, c’est l’heure d’écrire ». Dessiner tous les jours dans son carnet de croquis, pratique qu’on apprend et effectue très souvent au lycée en arts appliqués, nous plonge dans un dialogue très intime avec notre propre carnet. Déjà notre pratique, que ce soit du dessin, de la peinture ou de l’écriture, s’améliore ou du moins s’affine avec le temps. Chacun excelle dans sa pratique, il apprend à faire une ligne puis un carré, puis un rond, puis une ellipse, etc. Je vais donc m’arrêter ici en concluant que je vais écrire, en considérant l’écriture comme une pratique, et non comme un usage. Écrire pour peaufiner ma pratique d’écriture, ce qui, je l’espère, facilitera l’émergence de terrains qui me sont aujourd’hui encore inconnus.

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